Devenir formateur indépendant, quel statut choisir ?

Le métier de formateur consiste à transmettre son expertise, son savoir et ses connaissances à un public professionnel ou particulier. Pour ce faire, le formateur doit avoir des connaissances à transmettre et posséder des qualités pédagogiques, le sens de l’écoute, la patience d’enseigner…
Il faut noter que les centres de formation possèdent très peu de salariés formateurs et font généralement appel à des indépendants. Vous pourrez ainsi proposer votre expertise à différents centres et entreprises !
Formateur indépendant n’est pas un statut juridique. Pour pouvoir exercer, nous allons passer en revue les trois principaux statuts.

Formateur Indépendant, quel statut choisir ?

Formateur avec le statut d’auto-entrepreneur

Pour exercer votre activité de formateur en tant qu’auto-entrepreneur, vous devez vous inscrire auprès du Centre de Formalités des Entreprises (CFE) afin d’obtenir un numéro de SIREN.
Vous devez également ouvrir un compte bancaire dédié à votre activité.
Votre comptabilité est ultra simplifiée. Vos seules obligations sont de tenir un livre de recettes et un registre des achats.
Avec ce régime, vous réglez vos cotisations mensuellement ou trimestriellement. Leur montant correspond à 22% de votre chiffre d’affaires, vous ne pouvez donc pas déduire vos charges.
Vos factures sont exonérées de TVA tant que vous ne dépassez pas un chiffre d’affaires de plus de 36 500 € sur une année civile. Vous ne pouvez pas récupérer la TVA que vous payez sur vos achats
En tant que formateur, vous devez vous inscrire au Registre du Commerce et des Sociétés et vous devez souscrire à une assurance civile professionnelle pour exercer votre activité.
Pour en savoir plus : https://www.autoentrepreneur.urssaf.fr/portail/accueil/sinformer-sur-le-statut/lessentiel-du-statut.html

Formateur avec le statut de SASU

La SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) est une SAS (société par actions simplifiée) constituée par un seul associé. L’associé unique définit les règles d’organisation de la SASU ainsi que le montant du capital social de l’entreprise. Il peut faire des apports en numéraire ou en nature.
Le formateur sera alors actionnaire unique et il a le droit de se nommer président qui est un rôle assimilé à celui du salarié cadre.
Le président bénéficie du statut d’assimilé salarié, ce qui signifie qu’il est affilié au régime général de sécurité sociale. Les cotisations sociales qui lui incombent sont évaluées en fonction de sa rémunération brute. À noter que ces cotisations ne comprennent pas de cotisations à l’assurance chômage, ce qui n’ouvre donc pas de droits à une indemnisation en cas de chômage.
Exercer son métier de formateur en SASU, vous permet d’allier le statut de salarié et indépendant.
Pour créer une SASU, il sera nécessaire de rédiger des statuts, de publier une annonce dans un journal d’annonces légales, rédiger les statuts de la société et l’enregistrer au service des impôts, déposer un exemplaire des statuts au centre de formalité des entreprises (CFE), ouvrir un compte bancaire pour la société et déposer le capital social et enfin déclarer un siège social.
De plus, contrairement à l’entreprise individuelle ou à l’EIRL, la SASU est tenue de respecter un formalisme strict pour toutes les décisions prises par l’associé unique. Un procès-verbal devra être établi et déposé au CFE, accompagné de diverses formalités, et un registre des décisions devra être tenu.
D’un point de vue comptable, la tenue d’un grand livre qui reprend les écritures enregistrées dans le livre-journal en les ventilant selon le plan comptable est obligatoire.
Il faut également établir des comptes annuels et des procès-verbaux d’assemblée générale tous les ans.
Pour en savoir plus : https://www.economie.gouv.fr/entreprises/societe-par-actions-simplifiee-unipersonnelle-sasu

 

Formateur en Portage salarial

Le portage salarial est une forme d’emploi impliquant une relation tripartite entre l’entreprise de portage salarial, l’entreprise cliente et le formateur indépendant.
Le portage salarial offre de nombreux avantages pour le formateur, de par la sécurité que procure ce statut et la liberté en tant qu’indépendant.
En effet, après avoir signé un contrat avec une société de portage salarial, vous obtenez le statut de salarié porté, mais vous êtes libre de définir votre mode de travail, vos tarifs et vos clients.
Exercer son métier de formateur en portage salarial vous permet de vous décharger de toutes les contraintes administratives et déclaratives en lien avec cette activité réglementée.
Pour exercer en portage salarial, vous n’avez pas besoin de vous immatriculer auprès de l’URSSAF.
La tâche revient à la société, qui dispose d’un numéro d’agrément en tant que centre de formation. Vous devenez alors un prestataire de la société de portage salarial.
Pour en savoir plus : https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F31620

 

En conclusion

Chaque formule possède ses avantages et ses inconvénients. Votre choix va dépendre de votre projet et de votre situation professionnelle et personnelle.

Il est tout de même nécessaire, quel que soit le statut choisi d’effectuer certaines déclarations :
– Vous devrez certifier votre entreprise selon le référentiel National Qualité (RNQ). Cette certification nationale unique QUALIOPI est obligatoire à compter du 1er janvier 2021
– Vous devez obtenir un numéro d’enregistrement auprès de la préfecture (sauf en portage salarial)
– Vous devez obtenir un numéro de déclaration à la directe (Démarche gratuite)
– Vous devez réaliser un bilan pédagogique.

Le déroulement de ces démarches sont expliquées lors de nos formations de formateurs.

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